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Reportage

Ciboure - Saint-Jean-de-Luz

Une demeure chargée d'histoire

Sur le port de Ciboure, cette imposante demeure classée du XVIIe ne passe pas inaperçue.
Ciboure - Saint-Jean-de-Luz

Son style hollandais, sa façade en pierre de taille restaurée et ses balcons en fer forgé détonnent au milieu des maisons basques traditionnelles. Au rez-de-chaussée, le visiteur emprunte un monumental escalier qui mène à un vaste appartement agréable et lumineux au 2e étage. À gauche du couloir d’entrée, on pénètre dans le double salon (50 m2), avec parquet, cheminée et vue imprenable sur le port et ses nombreux bateaux. Un petit balcon et trois grandes baies vitrées permettent d’en profiter pleinement. À proximité se trouvent la cuisine et la salle de bains, qui nécessitent un léger rafraîchissement. De l’autre côté de l’appartement, on accède à la partie “nuit”, composée de deux chambres donnant sur une petite rue calme et fraîche. Soit, au total, plus de 130 m2 habitables. “Cet appartement de caractère peut constituer un pied-à-terre particulièrement agréable pour un artiste, car il appelle à la contemplation, estime-ton à l’agence Maisons de Charme. Ses proportions généreuses et sa belle hauteur sous plafond créent une impression d’espace très prononcée. Et puis, il est rare de trouver un bien de cette taille à la vente, surtout dans une maison classée. Avec en prime, un emplacement aussi recherché.” Car ce bien bénéficie d’une situation idéale en plein coeur du centre historique de Ciboure, face au quai de l’Infante, à quelques centaines de mètres des commerces, des plages ou de Saint-Jean-de-Luz, accessible par un petit pont. Et la gare se trouvant à 10 minutes de marche, on peut même envisager de passer ses vacances sans voiture. Mais surtout, s’offrir cet appartement, construit en 1630 par Esteban d’Etcheto, un armateur basque qui s’inspira du style des maisons de ses collègues d’Amsterdam, c’est voyager dans le temps. Car le cardinal Mazarin y a séjourné à l’occasion du mariage de Louis XIV avec l’infante Marie- Thérèse d’Espagne, du 8 mai au 15 juin 1660. Puis, le 7 mars 1875, c’est Marie Delouart, une jeune Basque épouse d’un ingénieur savoyard, qui loue la demeure pour y donner naissance à son fils, le petit Maurice Ravel, qui y passera les premiers mois de sa vie. Le célèbre musicien reviendra d’ailleurs souvent dans la région pour y composer une grande partie de son oeuvre, à l’image de ses concertos Pour la main gauche ou en sol majeur. Prix de présentation : 775 000 euros

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