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Reportage
La Bourgogne rêve de voir son nom sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco, comme la juridiction de Saint-Émilion inscrite depuis 1999. Un dossier vient d’être déposé pour une inscription en 2014. Environ 1 % des surfaces du vignoble se consacre aux grands crus. Ce sont des bijoux qu’on se dispute à coups de ponts d’or : l’an dernier, un grand blanc en côte-debeaune a atteint 20 millions d’euros par hectare (le blanc est plus coté que le rouge). La réforme fiscale des plus-values a heureusement généré des opportunités. Et une grande fortune nord-américaine a pu s’offrir un domaine de 3 hectares de gevrey-chambertin à près de 8 millions d’euros. Nettement plus abordable, une propriété de 7 hectares en beaujolais-villages a été cédée à 800 000 euros avec une lourde rénovation à envisager. “Le coeur de l’investissement dans le Beaujolais se situe après travaux entre 1,5 et 3 millions. Les investisseurs récemment installés songent à s’agrandir, et les demandes s’accentuent” déclare Sébastien Jacquemont (Vinea Transaction Bourgogne-Beaujolais).
© Sébastien Jacquemont
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